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Comment se sentir mieux en respirant mieux ?

mis à jour par le 03/09/2013
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Bien respirer est essentiel pour l’équilibre physiologique, physique, mental et émotionnel de chacun.

En complément de la diététique et du sport, Ligne en Ligne s'intéresse à présent à votre mental et vous présente son nouveau partenaire, Delphine Daguenet, psychothérapeute et sophrologue. Elle écrira tous les mois un article pour vous aider à vous sentir mieux au niveau psychologique car comme chacun sait, trouver le bien-être et la sérénite passe aussi par le mental. Son premier dossier concerne la respiration. 


Une bonne respiration, au départ, est instinctive et automatique. Il suffit de regarder un enfant respirer pour s’en rendre compte. Mais elle est déviée de son idéal au fur et à mesure que le sujet se construit. Les traumatismes s’inscrivent inconsciemment dans la structure de la respiration, comme dans celle du corps. Ils y laissent des traces qui perturbent le schéma respiratoire par l’installation de tensions. Ces tensions fragilisent du même coup la personne pour ses défis à venir, comme un régime alimentaire.

La prise de conscience de ces retenues respiratoires, au niveau physique, peut renvoyer aux causes psycho émotionnelles du blocage. Dès lors, le sujet peut dépasser ces tensions et retrouver une respiration libre et fluide, fonctionnelle et économique.


Les blocages respiratoires


Peu d’adultes occidentaux, de nos jours, ont une respiration optimale. L’excès de stress en est parfois la cause mais la plupart des blocages remontent à des « blessures » non résolues dans la construction de la personne.

Les problèmes affectifs liés au développement de l’enfant et de l’adolescent s’expriment dans des attitudes corporelles et respiratoires correspondant aux attitudes psychologiques de défense. Ces attitudes justifiées par les circonstances à un certain moment de la croissance personnelle risquent de se cristalliser et devenir chroniques, alors même que les circonstances qui  les justifiaient à l’origine ont disparu. Le résultat, chez l’adulte : un blocage dans le développement personnel sur le plan physique, la stagnation dans des attitudes corporelles qui en sont l’expression inconsciente.

Jacques Dropsy, auteur de « Bien Vivre dans son corps » donne un exemple aussi caricatural qu’explicite de ces blocages qui remontent à l’enfance : «  La peur de son père, ou la peur plus générale d’être frappé peut avoir à un certain moment de l’enfance entraîné naturellement l’habitude de retenir son souffle à la fois sous l’effet de la crainte et par désir de passer inaperçu. Cette attitude peut devenir un réflexe automatique. Devenu adulte, l’enfant gardera alors la crainte profonde des autres et spécialement des « autorités », tout comme il conservera l’habitude de retenir son souffle à tout propos […]. Tout ce processus se déroule sans l’intervention de la volonté consciente […]. Plus tard, l’adulte aura seulement la conscience vague que quelque chose ne va pas, que psychologiquement autant que physiquement, il « étouffe » dans la vie. C’est seulement s’il arrive, avec l’aide d’un spécialiste, à prendre conscience de ses attitudes inconscientes, qu’il pourra entamer un travail pour s’en libérer. »

L’histoire de vie de chacun s’inscrit dans sa structure physique. Le corps est marqué par l’histoire sociale de la personne, façonné par le métier qu’il a exercé, par le sport qu’il a pratiqué intensément… C’est avec ce corps structuré d’une façon qui lui est propre et qui fait son unicité, que l’individu va agir dans toutes les situations de sa vie.


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La libération de la respiration


Libérer sa respiration n’est pas aisé. Il faut pour cela ne rien faire, ne rien perturber et laisser ainsi son corps accéder à la respiration instinctive qu’il garde toujours en mémoire.

Ce lâcher- prise n’est pas facile puisqu’il va confronter la personne à l’inutilité de ces tensions qu’elle a pourtant maintenues au prix d’une dépense d’énergie coûteuse et d’un désagrément. Il conduit bien souvent à se rendre compte que l’on s’inflige, parfois jusqu’à « s’emprisonner » dans une cuirasse, des tensions qui n’ont plus de raison d’être.

En sophrologie et en relaxation, la libération de la respiration est une étape importante du travail. L’état de relaxation éveille les sens kinesthésique et proprioceptif qui permettront de sentir le mouvement de la respiration et, avec la pratique, d’identifier les tensions qui entravent le processus. Une fois ces tensions repérées, elles peuvent être relâchées. Peu à peu, la respiration retrouve sa souplesse, son amplitude, sa liberté et sa régularité, sans que le mouvement ne soit forcé.

Une pratique régulière renforce nettement la conscience du corps. Ainsi, la personne perçoit plus vite l’effet que les événements produisent sur elle. Plutôt que de refouler l’émotion vécue dont elle n’aurait pas pris conscience, elle sera davantage capable de l’identifier, de s’en nourrir, ou de la rejeter en exprimant son désaccord, en se positionnant et en précisant son désir.
 

Une respiration complète et automatique


Lorsqu’on évoque la respiration, on pense aux poumons. Or, si dans son aspect chimique d’échange gazeux, la respiration concerne effectivement la zone pulmonaire, sur le plan mécanique, elle mobilise le tronc dans son ensemble, dans une synergie musculaire complexe.

Le diaphragme est le muscle clé de la respiration. Divisant le tronc en deux à la hauteur des côtes inférieures, c’est un des muscles les plus puissants du corps. Il limite par le bas le volume pulmonaire et par le haut, le volume abdominal. Le mouvement du diaphragme est comparable à celui d’une coupole qui élève et abaisse le sommet de son dôme, en s’appuyant sur trois piliers : la colonne vertébrale, les côtes et le sternum.
Dans le temps de l’inspiration, le diaphragme est actif. Il se contracte et le sommet de sa coupole descend.
Dans le temps de l’expiration, le diaphragme est passif. Son dôme remonte sous l’effet de l’élasticité des poumons et de l’action des muscles du ventre.

Les côtes sont animées d’un mouvement coordonné à celui du diaphragme et  contribuent secondairement à l’augmentation du volume thoracique. Ce mouvement est réduit dans la respiration de repos mais devient de plus en plus ample quand un effort musculaire intense demande un approfondissement de la respiration. Et l’on retrouvera ici la même logique, qui veut que des tensions musculaires peuvent tenir un rôle néfaste dans la respiration complète, en gênant ou en bloquant le mouvement des côtes.


Qu’apporte cette respiration lors d’un régime alimentaire ?


Cette alternance rythmée (inspiration et expiration) est le mécanisme fondamental de la respiration. Ce mouvement entraîne toute la masse abdominale dans un flux et un reflux continuel, une succession de contractions et de relâchements. Ce brassage facilite et régularise les fonctions de digestion, d’assimilation et d’élimination. Le mécanisme de la respiration a donc un rôle non négligeable dans le fonctionnement du système digestif. Beaucoup de troubles de l’estomac ou des intestins sont en relation avec un mécanisme respiratoire bloqué ou insuffisant.
Les bienfaits de la respiration ventrale sont nombreux : gestion du stress, massage viscéral, amélioration du retour veineux, évite les angoisses…

Ce qui n’est pas négligeable lors d’un régime, d’un changement dans les habitudes alimentaires qui s’accompagnent bien souvent de stress, d’anxiété….

 

delphine-daguenetDelphine DAGUENET STOCHMAL
Psychothérapeute Sophrologue
http://ddaguenet-therapeute.wifeo.com

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