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Allaitement et nutrition

mis à jour par le 08/10/2013

alimentation-nutrition

 

La grossesse et l’allaitement sont deux périodes de la vie de la femme pendant lesquelles la qualité de l’alimentation est primordiale. Nourrir votre bébé au sein ou au biberon, c’est lui apporter la ration énergétique et les différents éléments nécessaires à sa croissance, à son développement, à ses défenses immunitaires et au fonctionnement de son organisme. Vous allez assurer totalement l’alimentation de votre bébé.


Le lait que vous allez lui donner contient :

  • des matériaux de construction, d’entretien, de réparation,
  • du sucre,
  • des graisses,
  • du calcium,
  • des vitamines,
  • de l’eau,

qui vont lui permettre de grossir et de grandir.

Vous attendez un bébé et vous vous posez des questions sur l’allaitement. Ce guide a pour objectif de répondre à vos questions et de vous apporter des conseils pratiques.
La décision d’allaiter est une décision commune à prendre avec votre conjoint.
 

L’allaitement, pourquoi ?

Allaiter, c’est naturel. Toutes les femmes peuvent allaiter quelle que soit la forme ou la taille de leurs seins. Ni la qualité, ni la quantité en dépendent. Les contre indications restent rares (maladies, traitements). Un nouveau-né sait très bien téter s’il est au sein. Il sait soulever sa tête, chercher le mamelon et le reconnaître. Il sait tout seul ouvrir la bouche et se mettre à sucer (réflexe de succion). Ce réflexe est parfaitement au point dès les premières minutes de vie.

L’allaitement au sein créé entre la mère et son enfant des liens affectifs profonds et uniques.
Le lait maternel reste le meilleur choix pour l’alimentation du nourrisson, ses caractéristiques ne se retrouvent pas toutes dans les « laits infantiles » du commerce. La composition du lait maternel correspond exactement aux besoins nutritionnels de votre enfant jusqu’à l’âge de 6 mois. Elle évolue constamment au fil des semaines selon les besoins de votre enfant pour s’adapter à sa croissance.

Le lait contient de nombreux nutriments qui participent à la synthèse des cellules, en particulier celles du système nerveux central. Il diminue les risques d’infections (notamment digestives), protège votre bébé contre les microbes grâce à vos anticorps, votre bébé n’ayant pas encore un système de défense immunitaire bien développé, il profite du votre grâce à votre lait. Il faut le nourrir, donc avec du lait ou plus exactement avec du colostrum et non pas avec de l’eau sucrée qui n’a, pour lui, aucun intérêt diététique.

L’allaitement a un rôle protecteur vis-à-vis des allergies. Il contribue à prévenir les allergies chez les enfants qui ont des prédispositions familiales. Les études épidémiologiques montrent que l’allaitement maternel est associé à une moindre fréquence du surpoids ou de l’obésité chez l’enfant. Il diminue donc les risques d’obésité ultérieure, les bébés allaités au sein semblent moins exposés au risque d’obésité pendant l’enfance et l’adolescence.

Si vous ne voulez pas allaiter, il faut alors donner à votre enfant une préparation pour nourrisson et non du lait de vache.
 

Mode d’emploi de l’allaitement

Le meilleur moment pour commencer son allaitement se situe dans les toutes premières heures qui suivent la naissance. Un nouveau-né a souvent faim très vite après la naissance. Il ne possède aucune réserve énergétique utilisable. C’est en particulier, son taux de sucre dans le sang qui diminue très rapidement.


Il faut apprendre à reconnaître les besoins de son bébé pour le nourrir correctement, apprendre à répondre à ses demandes et non à lui imposer des rations qui ne le satisferont pas, à heures fixes et rigides :

  • Ne jamais le réveiller pour qu’il puisse téter
  • Attendre qu’il manifeste sa faim (pour un nouveau-né de poids normal et en bonne santé bien sur). Il faut nourrir un nouveau-né immédiatement dès qu’il en manifeste l’envie par des pleurs ou en cherchant à téter.
  • Ne pas lui refuser les tétées qu’il réclame (par exemple la nuit, les nouveau -nés n’ont pas les réserves énergétiques suffisantes pour tolérer des périodes de jeûne de quelques heures, donc ne pourra pas «tenir» une nuit entière sans repas)
  • Le laisser prendre la quantité de lait dont il a envie, ne jamais forcer un bébé à reprendre le sein ou à terminer un biberon. Le nouveau-né sait ce dont il a besoin. Laissez-le prendre la quantité de lait qui lui convient

Il est normal que les rations ingérées soient différentes d’une tétée à une autre.

L’allaitement est recommandé, si possible de façon exclusive jusqu’à l’âge de 6 mois et au moins jusqu’à l’âge de 4 mois. Mais même de plus courte durée l’allaitement maternel reste toujours conseillé.


L’allaitement peut être poursuivi ensuite avec des aliments complémentaires jusqu’à l’âge de 2 ans voir même davantage.

Il faut éviter de donner des biberons de lait infantile en complément du lait maternel car il diminuerait votre production de lait qui est stimulée par la tétée. C’est seulement au-delà de 4 à 6 semaines quand l’allaitement est bien installé que vous pouvez éventuellement en proposer si vous ne pouvez pas allaiter de façon exclusive.

En cas d’absence, il est possible de préparer des biberons avec votre lait maternel en utilisant un tire-lait ou en pratiquant un massage alvéolaire, massage spécifique des seins pour extraire le lait. De cette façon la production de votre lait reste constante. Le lait maternel peut se conserver au réfrigérateur à une température de 4 degrés maximum mais le moins longtemps possible (maximum 48 heures) et au congélateur à – 18 degrés pour le conserver plus longtemps (4 mois). Pour réchauffer le lait, évitez de le passer au micro onde, ça détruit les éléments anti-infectieux du lait maternel, passez le plutôt sous l’eau chaude.

 

Hygiène de vie au cours de l’allaitement

  • Mener une vie régulière, dormir suffisamment (7 à 8 heures / jour) et éviter le stress
  • Le repos est nécessaire pendant les 4 à 6 semaines qui suivent l’accouchement
  • Avoir une activité physique normale sans efforts excessifs, la reprise de l’activité sportive sera progressive. Ne pas faire de sport dès le premier mois
  • Avoir une alimentation saine et équilibrée, suffisante mais non excessive, riche en calcium, fer et vitamine
  •  Il vaut mieux éviter de consommer des compléments alimentaires à base de soja et de limiter la consommation d’aliment à base de soja (jus de soja, tofu, tonyu, dessert de soja) a pas plus d’un par jour. Même si cela n’a pas été démontré chez l’humain, ces produits contiennent des phyto-estrogènes qui peuvent avoir des effets indésirables en  passant dans le lait maternel
  • Supprimer les aliments pouvant entrainer une infection (coquillage cru, lait et fromage crus, charcuteries et viandes crues) et les aliments pouvant favoriser l’apparition d’une allergie
  • Supprimer la consommation de tabac, les produits contenus dans le tabac (goudron, nicotine, monoxyde de carbone, métaux lourds) passent dans le lait maternel. De plus, le tabagisme passif (exposition de l’enfant à la fumée de cigarette, exemple dans la voiture ou chez vous) entraine chez le bébé des maladies respiratoires
  • Supprimer toutes boissons alcoolisées (bière, alcool fort, vin), l’alcool est un toxique et passe aussi dans le lait maternel
  • Limiter la consommation d’excitants, la caféine passe dans le lait et son élimination est beaucoup plus lente chez le nouveau-né que chez l’adulte. Elle peut entrainer une hyperexcitabilité transitoire de votre enfant. Ne pas excéder 3 tasses de café par jour
  • Supprimer la consommation de drogue en raison de la toxicité propre des drogues
  • Supprimer les médicaments inutiles : seuls les médicaments indispensables à un traitement sont autorisés. Ne pas prendre de médicaments sans avis médical
  • Eviter les produits enrichis en phytostérols (margarine, boissons lactées, yaourt..) : Ils ont un effet anticholestérolémiant réservé aux personnes qui ont trop de cholestérol. Même si c’est votre cas, il est déconseillé aux femmes qui allaitent dans consommer car les risques éventuels ne sont pas encore connus.

 

Pour retrouver son poids d’avant la grossesse

 

Les régimes amaigrissant, quels qu’ils soient, sont contre indiqués au cours de l’allaitement.

Si la femme n’allaite pas son enfant, l’apport alimentaire doit être tel qu’elle perde progressivement du poids afin de retrouver, en quelques mois, le poids qu’elle avait avant la grossesse (s’il était normal). Le retour a votre poids antérieur se fera progressivement et sera facilité que vous allaitiez ou non par une alimentation proche des repères de consommation (page …) et par une activité physique quotidienne représentant l’équivalent d’au moins 30 minutes de marche.

 

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Alimentation de la femme qui allaite

L’alimentation devra assurer des apports suffisants pour préserver le capital santé de la femme et assurer une bonne production de lait. N’ayez pas peur de grossir. Allaiter ne nécessite pas de régime spécifique, ni d’augmenter la quantité d’apport alimentaire. Il suffit d’avoir une alimentation équilibrée et variée proche des repères de consommation (voir tableau) pour apporter tout ce dont vous et votre enfant avez besoin, de garder une activité physique modérée et de laisser leur appétit guider leur apports énergétique. Vous n’avez pas besoin de prendre des suppléments en plus, sauf dans certains cas, sur prescription médicale. Les apports énergétiques spontanés n’ont le plus souvent pas à être modifiés sauf en cas de surcharge pondérale ou gain de poids excessifs. Il faut manger suffisamment pour éviter les carences en cas d’allaitement au sein. La production quotidienne de lait est élevée et nécessite une adaptation au niveau de l’alimentation pour optimiser sa qualité.

En effet le lait maternel, aliment le plus complet pour couvrir les besoins du nourrisson contient une multitude de nutriments qu’il faut apporter en quantité suffisante chez la mère.
Les besoins en minéraux et vitamines sont augmentés pour la production de lait pendant l’allaitement : veiller à une bonne quantité et une bonne qualité de ce lait.
Il n’y a aucun aliment à éviter. Cependant sachez que certains aliments parfument votre lait comme certains légumes à gouts fort (chou-fleur, oignon, ail, asperge, céleri..), certains bébé y sont sensible, d’autre non. Dans ce cas, rien ne vous empêche d’en consommer, c’est une façon de lui faire découvrir différents gouts. Il faut faire attention à la consommation de légumes et fruits laxatifs pour éviter la diarrhée chez le nourrisson.

N’oubliez pas de boire, environ 2L par jour. Buvez de l’eau, du lait, des infusions sucrées, du thés léger, du café décaféiné, du jus de fruit (sans excès pour ne pas risquer de déclencher chez votre bébé une diarrhée passagère et sans danger)
 

Le calcium

Il est important d’avoir des apports suffisants en calcium pour assurer à la fois votre santé et la construction du squelette de votre bébé. En pratique, il n’y a pas lieu de préconiser une augmentation des apports calciques pour les femmes en bonne santé ayant une alimentation n’excluant pas les laitages. Continuez à consommer les aliments riches en calcium. Le calcium est apporté dans l’alimentation par le lait et les produits laitiers (fromage blanc, fromage, yaourts). Si vous n’aimez pas les produits laitiers, pensez aux eaux minérales riches en calcium : teneur en calcium supérieur à 150 ml/L.

 

La vitamine D

Elle absorbe le calcium des aliments et donc elle est essentielle pour la bonne croissance osseuse de votre enfant. Elle joue un rôle majeur dans la minéralisation du squelette de votre enfant. Elle est essentiellement fabriquée par le corps grâce à l’action du soleil sur la peau. Il est donc conseillé de s’exposer « normalement » au soleil en été par exemple bras et jambes pendant 10 à 15 minutes par jour. On la trouve aussi dans certains aliments : poissons gras essentiellement (sardine, thon, saumon…), produits laitiers enrichis en vitamine D. Votre lait en contient mais cependant, on prescrit systématiquement, par précaution, un supplément en vitamine D à votre bébé. En effet, en raison du faible niveau d’ensoleillement et de l’absence de supplémentations systématique des laitages, le taux de vitamine D est souvent insuffisant chez l’adulte et notamment chez les femmes dont la fin de grossesse se situe entre hiver ou en début de printemps.

 

Le fer

Les besoins en fer de votre bébé sont couverts par ses réserves et votre lait. Vous n’avez pas besoin de supplément en fer pendant l’allaitement sauf en présence d’une anémie ferriprive. On trouve du fer dans la viande, le poisson, le boudin noir, les légumes secs (lentille, haricots blanc, pois chiches). La vitamine C augmente l’absorption du fer d’origine végétale. Eviter de boire du thé pendant les repas, il diminue l’absorption de fer.

 

L’iode

Il joue un rôle essentiel pour le bon fonctionnement de la glande thyroïde donc des hormones thyroïdiennes qui ont une action primordiale sur les principales fonctions métaboliques, sur la croissance et le développement en particulier neurologique de votre enfant. Il est transféré dans le lait maternel, continuez à privilégier dans votre alimentation les aliments naturellement iodés (crustacé, moules, poisson de mer) qu’ils soient frais ou surgelé, le lait, les produits laitiers (yaourt, fromage blanc…) et les œufs, et utilisez du sel iodé qui est une source complémentaire importante. La nécessité de corriger les carences sévère est évidente, c’est au professionnel de santé qui vous suit de les évaluer et éventuellement de vous prescrire des compléments médicamenteux.

Le rythme alimentaire de la femme allaitante est modifié pour s’adapter aux besoins de l’allaitement : on va fractionner l’alimentation de manière à apporter de l’énergie régulièrement dans les tétées.

On conseillera donc 5 prises alimentaires, avec 3 repas principaux et deux collations à placer selon l’organisation des tétées.
 

Allergies

Si votre bébé est un sujet à risque, les seuls aliments que vous deviez éviter pendant la période de l’allaitement sont ceux contenant de l’arachide (sauf cas particulier après avis médical) et la consommation de fruits et légumes exotiques pour éviter la sensibilisation du nourrisson à divers allergènes et celles des coquillages pour éviter les infections type salmonelloses.

Si votre bébé est à risque et que vous n’allaitez pas, consultez votre médecin avant de afin d’éviter les laits courant infantile.
Il est déconseillé d’utiliser du lait à base de protéine de soja car le soja peut être lui-même responsable d’allergies.

 

Situations spécifiques

Vous avez des jumeaux ou des triplés

Il est inutile de manger 2 fois plus. La quantité de lait produite est proportionnelle à la demande, vous aurez donc assez de lait pour vos 2 bébés. Il est possible de les allaiter l’un après l’autre ou en même temps.


Vous avez eu plusieurs grossesses rapprochées

Votre corps peut avoir épuisé certaines réserves en vitamine D, en folates et en fer. Un professionnel de santé vous conseillera sur l’alimentation pendant que vous allaitiez et vous prescrira des compléments médicamenteux adaptés.
 

Vous êtes encore une adolescente

Cela veut dire que votre alimentation doit couvrir à la fois vos propres besoins pour votre croissance pas encore terminée et ceux de votre enfant. C’est pourquoi il est important de ne pas limiter votre apport énergétique ce qui peut engendrer des carences en particulier en calcium et en fer. Veillez à votre alimentation (voir recommandations) en insistant sur les produits riches en calcium. Votre médecin ou sage femme vous donnerons des conseils personnalisés et vous prescriront si nécessaire des suppléments médicamenteux.
 

Vous êtes végétarienne ou végétalienne

Un régime végétarien peut entrainer des risques de carences. L’alimentation végétalienne excluant tout les aliments d’origine animale y compris les œufs, le lait et les laitages est dangereuse pendant la grossesse comme pendant l’allaitement car elle entraine des carences en vitamine B12, vitamine D, fer, iode et calcium chez la maman et l’enfant. Il faut absolument, dans les 2 cas, consulter votre professionnel de santé.


Mélanie Arnal

http://www.dieteticienneenligne.com/

 

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